La tour de Corneille

30062010

La Tore de Piediripa

La « Torre de Piediripa » à Macerata, la Tour de Corneille est une construction absolument magnifique. La propriété se trouve à 20km de la mer. A 56 km se trouve l’aéroport d’Ancône (Falconara Marittima aeroprt).

L’artiste âgé aujourd’hui de 88 ans se sépare à contre coeur de cette somptueuse propriété. Le tour du monde de Corneille prend malheureusement fin mais la Tour raisonne encore de ces nombreuses années de création et de joie et doit continuer à vivre.

L’artiste Corneille (COBRA) en est tombé immédiatement amoureux quand il l’a vu pour la première fois.
Cette prestigieuse propriété date de 1565. Entourée d’un parc luxuriant de 6000 m 2, la tour de deux étages est entourée d’un bassin d’eau de 2000 m 2. Au fond du parc se trouve l’atelier de 200 m 2 du peintre. Vous pourrez découvrir aux détours des sentiers du domaine, outre l’impressionnante diversité de sa végétation (Corneille y a entre autres planté des palmiers), une source d’eau naturelle. Cette source alimente le bassin entourant la tour.

Corneille a travaillé et habité dans cette magnifique demeure depuis le début des années 70. Il a crée dans son atelier italien des peintures magistrales. Inspiré par la beauté et la magie du lieux, on peut attribuer à la Tour les textes poétiques les plus magnifiques de Corneille. Ses dessins et textes regroupés dans le célèbre « Journal de la Tour » sont un point d’orgue dans le parcours artistique de l’artiste.

Pour plus de renseignements concernant la Tour de Corneille, veuillez contacter Mme A. Trauttmansdorff:
téléphone:+33 6 20 85 38 06
Email: alex.trauttmansdorff@gmail.com

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Guillaume Corneille van Beverloo est né en 1922 de parents néerlandais à Liège (BE), où il passe de nombreuses années de son enfance. En 1943, après un court passage à l’Académie des beaux-arts d’Amsterdam où il trouve l’enseignement trop académique, il abandonne le cursus classique pour expérimenter et s‘exprimer librement. La guerre éclate malheureusement et projette son ombre néfaste sur les Pays-bas comme sur le reste de l’Europe. Contre toute probabilité et malgré l’enfer de la guerre, Corneille continue de peindre. À la libération, il décide d’oublier cette période terrible et embrasse la liberté à pleines mains.

En 1947, il est invité à exposer ses peintures à Budapest. Il y découvre les œuvres de P.Klee et J. Doucet. De retour aux Pays-bas, il crée en 1948 avec K. Appel et Constant l’Experimentele Groep Amsterdam et Reflex. Le 8 novembre de la même année, en opposition au surréalisme d’A. Breton trop théorisant, Corneille avec ses deux compagnons hollandais, les artistes belges C. Dotremont et J. Noiret ainsi que l’artiste danois A. Jorn, fonde à Paris le groupe COBRA. Ils cosignent le manifeste « la Cause était entendue » (COBRA: COpenhague, BRuxelles, Amsterdam). Leur mot d’ordre: ne pas avoir de mot d’ordre. Ce mouvement artistique expérimental devient l’un des mouvements les plus important d’après guerre. COBRA est plus qu’un mouvement ou un collectif d’artistes. C’est un état d’esprit et un mode de vie. Michel Ragon écrira à ce sujet : « COBRA est moins une tendance qu’une occasion de rencontres heureuses. ». Les tableaux du groupe COBRA donnent vie à des personnages parfois proches de l’art primitif, inspirés par l’art populaire principalement nordique. Ce bestiaire est également emprunt de Contes et de Fables traditionnelles danoises. Les artistes COBRA inventent aussi des créatures et des bestioles inspirées par les dessins d’enfants ou des aliénés mentaux. L’important pour Corneille et ses compatriotes est de s’exprimer librement à travers les couleurs, les matières et les mots, sans contraintes ni règles. Corneille peint principalement, mais ses œuvres plastiques sont très souvent accompagnées de poèmes. Durant trois années, les « COBRAS » travaillent seuls ou en collectif, de manière intensive. Ils créent des œuvres uniques, impriment de nombreuses publications (COBRA, le Petit COBRA, Le Tout Petit COBRA) et organisent des ateliers (10 rue de la Paille à Bruxelles), des réunions débat (les samedis d’Atlan à Paris) et des expositions regroupant des artistes internationaux. Le dénuement, les maladies et les querelles mettent fin à COBRA le 6 novembre 1951 avec leur dernière Exposition internationale d’Art expérimental qui a lieu aux Musées des Beaux-arts de Liège. Comme l’a si bien exprimé C. Dotremont, COBRA a été « le marché commun de la misère et de l’exubérance ». Cette dernière exposition n’a déjà plus grand chose à voir avec l’esprit COBRA, invitant des artistes aux préoccupations diverses (par exemple Giacometti).

Après la dissolution du groupe, chaque acteur de COBRA suit un chemin personnel, en gardant des contacts avec les uns et les autres. Ils continuent parfois à créer des œuvres à « quatre mains », comme J. Noiret avec T. Wolvecamp et à réaliser des projets collectifs. Corneille travaille beaucoup avec Hugo Claus, un de ses plus proches amis et collaborateur COBRA, apportant aux textes de celui-ci des dessins, des gravures ou des lithographies, et vice-versa. La liste des artistes avec lesquels Corneille a travaillé est très longue car il est un artiste d’une générosité extrême, toujours avide de nouveauté.

À partir des années 50, ayant déjà émigré à Paris, il commence à exposer dans les grandes galeries parisiennes comme la Galerie Maeght (1950), la galerie de Colette Allendy (1954), la Galerie Ariel (1961), et à New-york dans la Lefebre Gallery (1962). Il expose aussi dans des musées comme le Musée de Curaçao (1954), le Palais des beaux-arts, Bruxelles, Belgique (1956) ou encore au Stedelijk Museum d’Amsterdam aux Pays-bas (1956-1960). Depuis, ses oeuvres sont exposées et référencées dans les plus grands musées du Monde.

Mondialement connu pour ses peintures et dessins, Corneille a tout au long de son parcours expérimenté et découvert de nouveaux medium pour s’exprimer. Ce qui compte pour lui, c’est « la créativité avant tout ! ». Il écrit avec beaucoup talent, des poèmes, des critiques d’art. Son Journal de la Tour (1976), accompagné de ses dessins merveilleux, en est un vif exemple. La photographie tient aussi une place très importante dans sa vie (photographies de nus, photographies d’Afrique). Il crée des lithographies, des aquagravures, des gravures, des sculptures (en céramique, en bronze, en résine, en verre), des bijoux d’artiste, de la vaisselle en porcelaine de Limoge, des tapisseries, etc., rendant ainsi accessible à un plus grand nombre ses oeuvres. Grand novateur, il est l’un des premiers artistes à créer des œuvres pour la promotion d’une banque (ABN) ou d’un organisme (Green Peace). Avide d’expérimentations, ayant toujours gardé un esprit ludique d’enfant, il projette ses dessins sur des stylos, des voitures, un ballon dirigeable, des cravates, et même un Tram d’Amsterdam.

Corneille a toujours été un oiseau libre. Il ne reste jamais très longtemps à la même place. Corneille, l’oiseau voyageur a fait le tour du Monde. Chaque voyage est l’occasion de nouvelles rencontres, de nouvelles inspirations. En 1995, il s’installe pourtant avec sa famille dans la région du val d’Oise à Villiers-Adam où il vit encore actuellement. La lumière de cette région a de tout temps attiré d’illustres peintres. De son atelier au milieu des champs qu’il ne quitterait pour rien au monde, Corneille se laisse imprégner par la lumière et le chant des oiseaux. Il est considéré par beaucoup comme le peintre lumineux de la couleur: « la lumière pour un peintre, dit-il, c’est le bonheur ! ». Villiers-Adam, à quelques kilomètres seulement d’Auvers-sur-Oise, lui permet de rester proche de son compatriote Van Gogh dont il est depuis toujours un fervent admirateur.

On retrouve dans l’œuvre de Corneille les thèmes principaux de la Femme (« Reflet dans le miroir », 1980), de l’Oiseau (la peinture « Le grand oiseau », 1950), du Chat (la peinture « femme au chat », 1982) ainsi que ceux des Astres (la lithographie « le soleil et l’oiseau »-1999), de la Musique (l’aquagravure « Hommage à Mozart »), de la Nature (la peinture « La Mer est un jardin », 1959) et du voyage (« L’avion fuse comme un oiseau » gouache sur papier, 2007). Ses thèmes de prédilection s’expriment seuls ou en dialogue avec un ou plusieurs autres de ces thèmes. En 2007, pour couronner la rétrospective « Corneille, Un peintre solaire à Auvers-sur-Oise » et réitérer son attachement à la région, Corneille magnifie Auvers-sur-Oise avec l’œuvre « L’église d’Auvers ». Pour rendre hommage à sa passion pour la musique et aux nombreuses œuvres réalisées autour de compositeurs tels que Mozart, Beethoven, etc., le Festival de musique d’Auvers-sur-Oise invite Corneille en tant qu’artiste d’honneur.

Depuis plus de 70 ans, Corneille conjugue avec génie sous toutes ses formes un vocabulaire pictural personnel, coloré et envoûtant. Son oeuvre est un appel à la rêverie et à la liberté.

N. Delamotte-legrand
secrétaire de Corneille

Pour plus de renseignements concernant Corneille et son oeuvre: www.corneilleguillaume.com

© Corneille – Schana B, 2010
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